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UN HOMME DOUX, MAIS SAGE…

Texte & vidéo (2'52'') (Octobre 2013)

 

Poème écrit et mise en vidéo dans le cadre de l'atelier d'écriture animé par Sophie Coiffier à l'ENSCI - les ateliers (75)

Cohorte de feuilles mortes,

Qui doucement colporte

Le pêle-­‐mêle

Appel d’elle,

Livre ouvert qui amasse,

En errance et belles traces,

Un parchemin, par un chemin.

Brillante approche,

Qui librement accroche

Une lueur en plein coeur,

Telle l’âme soeur, illumine un écueil.

Missive de son oeil.

Ordre donné

Glissant sous son pied :

« Chéri n’oublie pas d’appuyer… ».

Belle phrase,

Mots malheureux déchirés :

Son coeur a mal, 

De ces maux effacés.

Déambulation,

Supermarché, courses,

Somme, noms, bulle :

Démarche et dit : « comment dedans,

Ajouter 4 courgettes, 3 carottes, 

2 tomates, 1 aubergine »

Horreur d’un commandement,

Soldat monté sur selle,

Petit papier directif

D’un éternel exécutif.

De retour sur l’asphalte,

Arrêt comme une halte

Portrait glacé au sol,

Reflets :

Elle brune, peau lisse,

Rousseurs,

Sourire esquissé,

Regard avisé.

A moi cette image érodée,

De son visage exalté.

L’air en ce passage

Adresse un doux message

De sa peau obnubilée, 

partiellement dévoilée.

Où s’adresser

Pour contempler

Celle

Qui de porches en portes,

(L’abri

enveloppe)

Supplie : « l’étincelle d’une flamme,

Sans lueur d’une alarme. »

Au détour d’une allée,

Un avis éclairé scrute son corps,

Belle chair,

D’une âme en vol,

Sainte illumination,

Simplement par passion.

Territoire d’intercession,

Creuset de sa mission

Ou sa propre faconde

Dévoile d’elle une sonde

Un jeu qui par ailleurs,

Fait de lui sans douleur

Un acteur

Au détour d’un sentier,

Passage couvert de pavés

Glisse en creux, en rêve,

Le poids d’une main,

Tel un destin malmené,

Moqueur,

Que fuit son esprit libéré.

Montée d’ascenseur

Etage des mots,

Au sommet de son coeur,

Parterre de flots,

Larmes en suspend,

Vers celle que j’aime,

Coulent sous le vent,

Un amour sans haine.

Dans la douceur de son jardin,

S’écoulent les aiguilles du temps.

Effluves d’un parfum,

Entre peur et chagrin.

Pétales, boutons,

Effleurent,

Ce corps,

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